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Mode Off activé


Après un choc quelqu'il soit, car son impact ou son importance dépend de très nombreux facteurs souvent associés à la sensibilité, au caractère et à l'histoire de la personne, le système neuronal se met sur 《off》


Ce choc, génère du stress et plonge la personne dans un état où son cerveau est en hypervigilance.


La personne bien souvent sidérée, est bien plus que dans un sentiment de peur continu. Elle est plongée dans un état de survie prolongé, non seulement de son corps mais aussi de son cerveau.

Ce choc peut être émotionnel et/ ou physique et/ou mental.


Qu’est-ce que l’hypervigilance ?


Suite à une charge trop forte, telle que de la violence, un stress extrême, de l'effroi, une torpeur, une perte, de la peur, de l'humiliation... le système nerveux enclenche son 《mode Off》qui est son mode de survie instinctif.


Ce mode correspond à nos Trois comportements archaïque et primaire, similaire à tout les mammifères.

Il y a d'abord la sidération qui est ce 《 Beug》où on reste stoic et figé. Ensuite la fuite qui correspond à l'idée de courir très vite et le plus loin possible du danger et enfin le combat.

Ce qui est traumatique est que le système nerveux reste bloqué en mode alerte, comme s’il y avait encore un danger… alors que le 《danger》 est terminé.

Le système nerveux reste dans cet état d'hypertension physique et de vigilance extrême pour éviter que ceci se reproduise et n'arrive plus jamais. La contrepartie est qu'il ne retrouve plus son calme et sa paisibilité. Il est 《 en boucle》


Revenir à un état de calme demande une forme de convalescence et de soustraction à toute forme de stress négatif ou d'agitation.

Rien de mental, nul question de motivation puisqu'il s'agit de neurochimie!!!

Le système nerveux et particulièrement l’amygdale (centre d’alerte émotionnelle) reste hyperactive.

Le cortex préfrontal (la raison, le recul) s’éteint partiellement.

Dans un premier temps, la bienveillance cherche a rassurer la personne traumatisée, à lui montrer par A+B que le danger n'existe plus. Il n'aura pas à vivre cet accident deux fois, une révélation ou cet annonce deux fois. Pourtant tout sera pour lui source de danger ou de stress.

Parfois des 《ancrages 》se créeront, ravivant la scène du choc.

J'ai accompagné une jeune femme dont la passion etait l'équitation. A cheval, elle apprend une mauvaise nouvelle qui la fait chuter. Elle a mis quelques mois avant de remonter en scelle. Son cerveau ayant associé le traumatisme à la chute et non à la mauvaise nouvelle, elle n'a pas libérer ses émotions. Et ce que la tête nie, le corps le prend en charge.


Alors tenter de faire retrouver raison ou argumenter dans le sens de la logique est inutile, puisque la personne sidérée interprétera toutes situations similaires comme un danger, une menace comme pour mieux corroborer son état de vigilance... cela reste un 《 choc post-traumatique》 et ce qui en découle est que le corps reçoit des signaux constants de menace : adrénaline, tension musculaire, respiration rapide. Son corps vit comme si le danger pouvait revenir à tout moment.


Les signes manifestent: sursaut au moindre bruit, sommeil léger ou interrompu, pensées qui tournent sans arrêt, peur de l’imprévu, du jugement, du conflit, besoin de tout anticiper, de tout contrôler, tension dans les épaules, le dos, la mâchoire, cœur qui bat fort sans raison, fatigue extrême après un “pic” de stress.


Ce n’est pas “dans la tête” ni de la SOMATISATION, c’est ton système nerveux autonome (celui qui gère le cœur, la respiration, etc.) qui n’arrive plus à se réguler.

Le choc émotionnel peut-être un traumatisme (même ancien ou répété), de la violence physique ou verbale, la peur d’un parent en colère, une insécurité affective, un deuil, abandon, humiliation, ou toute situation où la personne s'est dit “je vais mourir ou être détruite”.

On le comprend bien, cet état d’hypervigilance, n'a rien à voir avec de la peur. C'est un pare-feu intérieur. Le cerveau a appris à se protéger il y a des millions d'année. Je vous le rappelle se figer, courir ou se battre sont nos trois instincts primitifs. Dans le choc post-traumatique, le cerveau n’a pas encore compris que le danger est passé. C’est un mécanisme de survie, pas une faiblesse.


Ce post peut être utile. Le partager peut aider quelqu'un dans l'entourage. J'observe de plus en plus de personnes soumis au stress de la vie et de ses aléas. Le temps accordé au de

uil est de plus en plus court... il peut être difficile de faire seule ce travail de prise de conscience...


Avec tout mon amour

Peggy

 
 
 

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